L’Assemblée nationale a adopté, à l’unanimité des députés présents, une modification du Code électoral entraînant la suspension des activités de la Commission électorale nationale autonome (CENA) à l’issue du mandat de son équipe actuelle, prévu le 14 juillet 2026.
Le texte, examiné et voté en présence du ministre de la Justice, s’inscrit dans le cadre des réformes institutionnelles intervenues après l’allongement à sept ans des mandats du président de la République, des députés et des conseillers communaux.
Avec ce nouveau calendrier électoral, le Bénin ne devrait plus organiser de scrutin national avant 2031. Dans ce contexte, les parlementaires ont estimé qu’il n’était plus opportun de maintenir le fonctionnement permanent de la CENA durant une longue période sans activité électorale.
Selon les explications du député Augustin Ahouanvoébla, cette mesure vise à rationaliser les dépenses publiques en suspendant le fonctionnement de l’institution jusqu’aux prochaines échéances électorales.
La loi prévoit qu’un décret pris en Conseil des ministres fixera les modalités de liquidation des engagements de la CENA ainsi que les dispositions relatives à la conservation de son patrimoine. Le personnel de l’institution sera, quant à lui, mis à la disposition de l’administration publique en attendant la réorganisation de l’organe chargé de la gestion des élections.
Cette réforme marque une nouvelle étape dans l’adaptation du dispositif électoral béninois au calendrier issu des récentes réformes constitutionnelles et institutionnelles.

