Une affaire de cybercriminalité à caractère sexuel retient l’attention au Bénin. Vingt-quatre jeunes filles, avec l’appui de l’Institut national de la femme (INF), ont engagé des poursuites devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) contre un individu suspecté de sextorsion.
D’après les éléments du dossier, le mis en cause aurait eu recours à de fausses identités sur les réseaux sociaux pour entrer en contact avec ses victimes. Après avoir gagné leur confiance, il les aurait incitées à partager des contenus intimes, qu’il utilisait ensuite pour les faire chanter. Sous la menace de diffusion de ces images, les victimes auraient été contraintes de céder à ses exigences.
Ce procédé correspond à la sextorsion, une forme de cyberchantage basée sur l’exploitation de contenus à caractère sexuel. Ce phénomène touche particulièrement les jeunes utilisateurs des plateformes numériques, souvent plus exposés à ce type de manipulation.
Face à la gravité des faits présumés, l’Institut national de la femme s’est constitué aux côtés des victimes afin de leur apporter un accompagnement judiciaire et de réaffirmer son engagement dans la lutte contre les violences numériques basées sur le genre.
Au cours de l’audience, les échanges ont porté aussi bien sur les méthodes du suspect que sur les conséquences psychologiques subies par les plaignantes. Le ministère public a souligné la répétition des faits et l’ampleur du préjudice, insistant sur la nécessité d’une réponse judiciaire ferme.
Compétente en matière d’infractions économiques et de criminalité complexe, la CRIET est également habilitée à connaître des faits liés aux abus commis à travers les technologies numériques.


