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Bénin : Patrice Talon lève le voile sur son avenir au sein du futur Sénat

En ce dimanche 12 avril 2026, l’effervescence des bureaux de vote n’a pas seulement porté sur le nom du futur locataire de la Marina. Juste après avoir glissé son bulletin dans l’urne, le président sortant, Patrice Talon, s’est exprimé sur un pilier majeur de la réforme constitutionnelle de novembre 2025 : la création du Sénat, ou « Conseil des Sages ».

Loin de l’agitation partisane, cette nouvelle institution se veut le garant de la stabilité nationale. Selon le chef de l’État, ce Sénat regroupera les figures de proue de l’histoire politique contemporaine du Bénin. L’objectif est de transformer l’expérience des anciens hauts dirigeants en un levier de régulation. Patrice Talon a défini cette instance comme, « Une chambre de sagesse, de conseil, d’apaisement et de conciliation. »

La liste des personnalités appelées à siéger, citée par le président, ressemble à un véritable dictionnaire de la vie publique béninoise. On y retrouve notamment :
– Anciens Chefs d’État : Nicéphore Soglo, Boni Yayi et Patrice Talon lui-même.
– Anciens Présidents de l’Assemblée nationale : Bruno Amoussou, Adrien Houngbédji, Idji Kolawolé, Mathurin Nago et Louis Vlavonou.
– Anciens Présidents de la Cour constitutionnelle : Robert Dossou, Théodore Holo et Élisabeth Pognon.

Interrogé sur sa propre participation, Patrice Talon a confirmé qu’il respecterait les nouvelles dispositions constitutionnelles. Il se prépare donc à rejoindre ses prédécesseurs et anciens adversaires autour d’une même table. « Notre Constitution prévoit désormais que ces personnalités siègent dans un conseil des sages ; je ne veux pas me dérober à cela », a-t-il affirmé avec solennité.

Cependant, si sa présence est actée, son rôle à la tête de cette institution ne semble pas à l’ordre du jour. À la question de savoir s’il comptait prendre les rênes de cette chambre haute, la réponse a été cinglante de modestie : « C’est prétentieux de dire une telle chose ».
Pour le président sortant, l’enjeu dépasse les titres honorifiques. Sa priorité déclarée reste le service de la nation, même après son départ de la présidence : « L’essentiel est de pouvoir apporter sa sagesse, sa prière, sa protection à un peuple, à un pays qu’on a servi. »

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