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Bénin : Un élu perd son siège pour ne savoir ni lire ni écrire

C’est une scène peu commune qui s’est déroulée devant la Cour Suprême ce vendredi 30 janvier 2026. Martin Hossou, conseiller communal à Dangbo, a vu son élection annulée après avoir échoué à un test de lecture et d’écriture en pleine audience.

Tout commence par une plainte déposée par trois membres du parti adverse (UP le Renouveau). Ces derniers accusaient l’élu du Bloc Républicain d’être analphabète, ce qui est interdit par la loi électorale béninoise pour occuper un tel poste. Pour vérifier ces accusations, le président de la Cour a transformé l’audience en salle de classe. Martin Hossou a été soumis à plusieurs exercices pratiques telles que:
Écrire son propre nom et celui de son père.
Écrire le nom du chef de l’État.
Lire à haute voix un article du Code électoral.

L’exercice a tourné court : l’élu a été incapable de remplir ces tâches simples. Devant ce constat, le procureur a estimé que le conseiller ne possédait pas les aptitudes intellectuelles nécessaires pour étudier les budgets ou les textes de loi de sa commune. Son élection a été simplement annulée puis remplacée par son suppléant, Sètondji Simon Bokpè. La CENA et la mairie de Dangbo ont été saisies pour appliquer cette décision sans délai.

Ce qu’il faut retenir : Au Bénin, savoir lire et écrire n’est pas seulement un atout, c’est une obligation légale pour représenter les citoyens au sein d’un conseil communal.

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