L’élection du nouvel édile de la cité des Nanto tourne au bras de fer. Réunis ce mardi 10 février 2026, les conseillers du Bloc Républicain (BR) n’ont pas réussi à s’accorder sur un nom, laissant le Bureau Exécutif National seul arbitre d’une situation explosive.
Malgré une majorité confortable issue du scrutin du 11 janvier dernier, le navire du Bloc Républicain tangue à Natitingou. Ce qui devait être une simple formalité — une réunion de concertation pour désigner l’exécutif communal — s’est transformé en un dialogue de sourds. L’objectif de la rencontre était pourtant limpide : s’entendre sur un ticket (maire et adjoints) à soumettre à la validation de la haute hiérarchie du parti.
Mais dans l’arène du siège communal, l’unité de façade a volé en éclats. Entre ambitions personnelles et jeux de coulisses, les débats ont rapidement viré à l’affrontement verbal, chaque camp refusant de céder le moindre pouce de terrain.
Selon nos informations, les discussions ont achoppé sur l’impossibilité de dégager une figure de consensus. Les points de blocage sont nombreux :
La multiplication des candidatures : Pas moins de cinq noms ont été officiellement consignés dans le procès-verbal de la réunion.
Des positions figées : Aucun des prétendants n’a accepté de se désister au profit d’une liste commune.
L’enjeu stratégique : Troisième ville du Nord-Bénin, Natitingou représente un trophée politique majeur que chaque courant interne tente de s’approprier.
Face à cette impasse locale, le dossier s’exporte désormais vers les instances nationales du parti. Le procès-verbal, qui acte l’échec des négociations territoriales, sera transmis au Bureau Exécutif National (BEN).
« Le parti devra trancher pour éviter un blocage institutionnel qui paralyserait la ville avant même le début du mandat », confie une source proche du dossier.
En choisissant d’imposer un nom depuis Cotonou, le BR prend le risque de froisser certaines sensibilités locales, mais s’assure de reprendre la main sur une base devenue incontrôlable. À Natitingou, les administrés attendent désormais de savoir qui, de l’arbitrage politique ou de la pression populaire, l’emportera.


