L’opposant politique Bobi Wine a annoncé ce samedi 14 mars son départ d’Ouganda, via une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Candidat malheureux à la dernière élection présidentielle, il affirme vouloir poursuivre sa lutte politique depuis l’extérieur du pays.
« Au moment où vous verrez cette vidéo, j’aurai quitté le pays, pour des engagements importants, en dehors de l’Ouganda. Mais au bon moment, je reviendrai pour continuer le combat », a déclaré Bobi Wine dans son message vidéo, notamment publié sur X (anciennement Twitter).
Dans la vidéo, il est revenu sur les difficultés récentes rencontrées avec le pouvoir de Yoweri Museveni. Il a exprimé sa gratitude envers ses soutiens : « Je veux remercier spécialement le peuple ougandais pour ses prières, son soutien et ses encouragements. C’est presque comique de penser que pendant deux mois, l’appareil sécuritaire ougandais a investi des millions d’argent public pour tenter de me retrouver et qu’ils n’y sont pas arrivés, grâce à la protection que vous m’avez donnée. »
Dans cette même vidéo, Bobi Wine a dénoncé les pressions subies depuis l’élection présidentielle de janvier, remportée par le président Yoweri Museveni pour un septième mandat. Il maintient sa contestation des résultats du scrutin, qu’il qualifie d' »usurpation de la volonté du peuple ougandais ».
L’opposant a précisé que son séjour à l’étranger serait de courte durée. Il compte y mener des activités politiques intenses, affirmant : « Dans les semaines qui viennent, je vais parler avec (…) nos alliés tout autour du monde avant de revenir en Ouganda pour continuer à promouvoir la liberté et la démocratie. »
Bobi Wine a promis un retour « sous les yeux du monde », dans l’espoir d’obtenir un soutien international contre le régime en place. Il souhaite notamment des « sanctions ciblées contre Museveni et ses soutiens », appelant les pays qui financent le régime à « couper tout lien avec le régime ougandais ».
Figure majeure de l’opposition ougandaise, Bobi Wine a déjà affronté Yoweri Museveni lors de plusieurs présidentielles. En janvier 2026, il avait obtenu 24,72 % des voix, des chiffres qu’il continue de rejeter face à la victoire du président Museveni, 81 ans, qui prolonge ainsi ses près de quarante ans de règne.


