Au Cameroun, l’opposant Maurice Kamto s’élève contre le projet de révision constitutionnelle porté par le parti au pouvoir, qu’il qualifie de « coup d’État constitutionnel ». Le texte en discussion prévoit notamment la création d’un poste de vice-président nommé par le chef de l’État.
Pour le président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), cette réforme ouvrirait la voie à une transmission du pouvoir « de gré à gré », en contradiction avec les principes démocratiques consacrés par la Constitution. Il évoque même le risque d’une « monarchie républicaine » à caractère dynastique.
S’appuyant sur l’article 64 de la Constitution, qui interdit toute révision portant atteinte aux fondements démocratiques, Maurice Kamto appelle à une mobilisation nationale. Il annonce le lancement d’une pétition en ligne afin de permettre aux Camerounais d’exprimer leur opposition au projet.
« Le peuple doit se faire entendre et défendre sa souveraineté », a-t-il déclaré, invitant les citoyens, toutes tendances confondues, à rejeter ce qu’il considère comme une dérive institutionnelle.
Cette prise de position intervient dans un contexte politique tendu, marqué par la récente investiture du président Paul Biya, 93 ans, pour un huitième mandat, ravivant les tensions entre pouvoir et opposition.


