Dans une finale à l’atmosphère électrique, marquée par des décisions arbitrales contestées et un héroïsme défensif de chaque instant, le Sénégal a terrassé le Maroc (1-0). Les Lions de la Teranga décrochent leur deuxième étoile continentale au terme d’un combat épique.
Pape Gueye, le coup de poignard
Le tournant de cette rencontre est survenu dès l’entame de la prolongation. Alors que les deux équipes semblaient à bout de souffle, le sort a basculé à la 93e minute. Profitant d’une perte de balle marocaine, Pape Gueye s’est projeté vers l’avant pour décocher une frappe foudroyante, laissant Yassine Bounou pétrifié sur sa ligne.
Ce but a agi comme une délivrance pour des Sénégalais qui ont ensuite fait preuve d’une maîtrise tactique exemplaire. De leur côté, les Lions de l’Atlas, réduits à dix suite à la blessure d’Igamane (tous les changements ayant été effectués), ont jeté leurs dernières forces dans la bataille, trouvant même la barre transversale dans un final étouffant. En vain.
Édouard Mendy, le rempart de fer
Si le Sénégal exulte, il le doit en grande partie à son dernier rempart. Interrogé sur le penalty marocain arrêté en fin de match — un moment de tension extrême qui a fait basculer la finale dans le chaos — Édouard Mendy a fait preuve d’un flegme impérial :
« À une minute de la fin, après 50 ans d’attente pour un titre, personne ne rate volontairement un penalty. Je l’ai arrêté, c’est tout », a tranché le gardien sénégalais, balayant d’un revers de main les polémiques sur les tensions d’après-match.
Le sacre de la maturité
Cette finale de la CAN 2025 restera dans les mémoires comme l’une des plus âpres de l’histoire moderne du football africain. Entre l’intervention de la VAR, les duels physiques à la limite de la rupture et le silence de plomb qui s’est abattu sur le stade au coup de sifflet final, le Sénégal a prouvé qu’il savait gagner dans la douleur.
Avec cette deuxième étoile, les Lions de la Teranga confirment leur statut de patrons de l’Afrique. Pour le Maroc, malgré une immense déception à domicile, cette finale confirme sa place au sommet de la hiérarchie continentale, même si le destin en a décidé autrement ce soir-là.


