La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a tranché ce lundi 19 janvier 2026 dans l’affaire de cyberharcèlement opposant deux figures du paysage médiatique béninois : la journaliste Angela Kpeidja et Stévy Wallace, ancien responsable de la communication digitale à la Présidence.
Après deux années de procédure, la chambre correctionnelle a reconnu la journaliste de la SRTB coupable de harcèlement par le biais d’une communication électronique. Le verdict prononcé est le suivant :
Peine d’emprisonnement : 24 mois de prison avec sursis.
Amende : 1 000 000 FCFA d’amende ferme.
Dommages et intérêts : 20 000 000 FCFA à verser à Stévy Wallace pour réparation des préjudices.
Outre les sanctions pécuniaires, la Cour a ordonné une mesure de rectification. Angela Kpeidja est tenue de rectifier l’ensemble de ses publications litigieuses sur les réseaux sociaux afin de rétablir l’honneur du plaignant.
Rappel des faits :
L’affaire remonte à avril 2024. Stévy Wallace avait saisi la justice suite à une série de publications sur le web où la journaliste l’accusait avec des termes particulièrement graves, tels que :
« Violeur »
« Harceleur »
« Psychopathe »
S’estimant victime d’une campagne de diffamation orchestrée, l’ex-cadre de la présidence a obtenu gain de cause ce lundi. Cette décision marque un tournant dans la répression des dérives sur les canaux de communication digitaux au Bénin.
Note : Ce jugement a été rendu en premier ressort, ce qui signifie que les parties disposent encore de voies de recours légales si elles souhaitent contester la décision.


