Les discussions entre les États-Unis et l’Iran, tenues à Islamabad sous médiation pakistanaise, se sont achevées dimanche matin sans avancée significative. Malgré plus de vingt heures d’échanges, les deux parties n’ont pas réussi à rapprocher leurs positions sur plusieurs dossiers sensibles, notamment le nucléaire iranien, le détroit d’Ormuz et la levée des sanctions.
Ouverts samedi, les pourparlers ont duré environ 21 heures. À leur issue, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a indiqué que les discussions avaient porté sur des questions majeures telles que les réparations de guerre, la levée des sanctions et la fin des tensions dans la région. Il a assuré que la délégation iranienne avait défendu les intérêts de son pays, tout en précisant que des échanges de documents et d’informations avaient eu lieu.
Du côté américain, le vice-président J.D. Vance a confirmé l’absence d’accord lors d’une conférence de presse tenue à Islamabad. Il a annoncé le retour de la délégation américaine, tout en remerciant le Pakistan pour son rôle de médiateur dans ces discussions.
Selon Washington, le principal point de blocage demeure le programme nucléaire iranien. Les États-Unis exigent de Téhéran un engagement ferme et durable à renoncer au développement d’armes nucléaires, une condition présentée comme une « ligne rouge » par le président Donald Trump. Une exigence que les responsables américains estiment ne pas avoir été satisfaite.
L’absence de compromis fragilise davantage la situation régionale, alors qu’un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis deux semaines. Cet échec diplomatique ravive les inquiétudes quant à une possible reprise des tensions dans la région.


