La Cour d’appel de Paris a annulé, mercredi, le non-lieu accordé en 2025 à Agathe Habyarimana, veuve de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana. Cette décision relance la procédure judiciaire et ouvre la voie à la poursuite de l’instruction.
L’ancienne première dame du Rwanda est visée depuis 2008 par une enquête en France pour « complicité de génocide » et « crimes contre l’humanité », à la suite d’une plainte déposée par le Collectif des parties civiles pour le Rwanda.
Selon les éléments avancés par l’accusation, Agathe Habyarimana aurait appartenu au cercle dirigeant de l’« Akazu », souvent présenté comme un noyau influent ayant joué un rôle central dans la préparation et l’exécution du génocide.
Âgée de 83 ans, elle est placée depuis 2016 sous le statut de témoin assisté et n’a, à ce jour, jamais été mise en examen.
Le génocide des Tutsi au Rwanda, perpétré entre avril et juillet 1994, a fait plus de 800 000 victimes, majoritairement des Tutsi ainsi que des Hutu modérés.


