Les autorités libyennes ont ouvert une enquête après l’assassinat de Seif al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant Mouammar Kadhafi, tué à Zintan, dans le nord-ouest de la Libye. Le parquet a annoncé l’envoi d’experts médico-légaux sur place pour tenter d’identifier les auteurs du meurtre et recueillir les témoignages de personnes susceptibles d’éclairer les circonstances de l’attaque.
La mort de Seif al-Islam Kadhafi pourrait modifier les équilibres déjà fragiles du paysage politique libyen. Il incarnait l’un des pôles hérités de l’ère post-Kadhafi, face aux camps rivaux de l’ouest et de l’est du pays. Dans les rues, les réactions sont contrastées. Certains redoutent une nouvelle escalade des tensions, tandis que d’autres estiment que sa mort ne changera rien à la réalité du pouvoir sur le terrain.
La Libye reste profondément fragmentée, partagée entre un gouvernement soutenu par l’ONU, basé à Tripoli, et une administration rivale dans l’est, appuyée par le maréchal Khalifa Haisefat. Seif al-Islam Kadhafi avait été condamné à mort en 2015 par un tribunal de Tripoli, à l’issue d’un procès expéditif, mais avait bénéficié d’une amnistie. En 2021, il avait annoncé sa candidature à l’élection présidentielle, un scrutin finalement reporté sine die, laissant le pays dans une impasse politique durable.
La mort de Seif al-Islam Kadhafi intervient dans un contexte de tensions régionales et internationales. Les défis à venir pour la Libye sont nombreux, notamment la nécessité de trouver une solution politique durable et de rétablir la sécurité et la stabilité dans le pays.


