La Haute Cour fédérale de l’État de Bayelsa, au Nigeria, a rejeté la plainte du roi Bubaraye Dakolo, qui demandait la suspension de la cession des actifs pétroliers terrestres de Shell et la réparation des dommages environnementaux causés dans le delta du Niger.
Le juge a estimé que la requête était « prématurée et irrecevable », précisant que les faits de pollution invoqués étaient prescrits au regard du droit nigérian. Shell s’est félicité de cette décision, affirmant que la majorité de la pollution dans la région résulte de vols de pétrole, de sabotages et de raffinages illégaux.
De son côté, l’avocat du monarque a annoncé son intention de faire appel, estimant que le groupe pétrolier doit assumer les conséquences de plusieurs décennies d’exploitation dans le delta du Niger.
Selon une enquête publiée en 2023, la dépollution de l’État de Bayelsa nécessiterait environ 12 milliards de dollars. Malgré la vente de ses actifs terrestres en 2025, Shell demeure un acteur majeur du secteur énergétique nigérian grâce à ses investissements dans le gaz.

