À l’approche du scrutin présidentiel de 2026, le gouvernement béninois passe à l’offensive préventive. Une délégation du ministère de l’Intérieur a sillonné les départements de l’Atacora et de la Donga pour verrouiller les mécanismes de veille et garantir un climat électoral apaisé.
Le Bénin se prépare pour 2026, et le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique ne compte pas laisser de place à l’improvisation. Si le climat sociopolitique actuel dans le septentrion est jugé globalement stable, l’heure est à la consolidation. Une mission stratégique a été déployée cette semaine dans l’Atacora et la Donga avec un mot d’ordre clair : anticiper pour ne pas subir.
Loin des bureaux feutrés de Cotonou, les émissaires du ministère sont allés à la rencontre des forces vives de la région. Autorités administratives, leaders religieux, têtes couronnées et acteurs politiques ont été réunis autour d’une table pour renforcer la « culture du dialogue ».
L’objectif de cette immersion est double :
- Réactiver les mécanismes d’alerte précoce pour étouffer les tensions dès leur apparition et,
- Responsabiliser les leaders communautaires dans la lutte contre les discours de haine et la désinformation.
Le rôle des forces de défense et de sécurité (FDS) a également été au cœur des échanges. Dans un contexte sécuritaire parfois sensible, le ministère a rappelé l’exigence de professionnalisme et de neutralité absolue. Les FDS sont appelées à maintenir une présence à la fois dissuasive et rassurante, tout en travaillant en étroite collaboration avec les populations pour une remontée efficace de l’information.


