Depuis le 28 février 2026, le Congo-Brazzaville vit au rythme de la campagne électorale pour le scrutin présidentiel du 15 mars. Si le président sortant, Denis Sassou-Nguesso (82 ans, dont plus de 40 au pouvoir), sillonne le pays pour asseoir sa longévité, un visage attire l’attention à l’opposé du spectre générationnel : Destin Gavet.
À seulement 34 ans, il fêtera ses 35 ans à quelques jours du vote. Melaine Destin Gavet Elengo est le plus jeune des sept candidats en lice. Ingénieur géologue spécialisé dans le secteur pétrolier, il a choisi le nord du pays pour lancer son offensive diplomatique et populaire. De Ouesso, à la frontière camerounaise, jusqu’à Ewo, en passant par Makoua et Owando, le leader du Mouvement républicain (fondé en 2017) multiplie les rassemblements. Son objectif : incarner une alternative crédible et dynamique face à l’ordre établi.
Se positionnant fermement dans l’opposition, Destin Gavet articule son projet autour de la transformation économique et de la restauration des services de base. Ses priorités affichées sont des réponses directes aux urgences quotidiennes des Congolais :
Infrastructures vitales : Accès garanti à l’eau potable et à l’électricité.
Emploi et Social : Création de postes pour les jeunes, réforme du système de retraite et renforcement de la santé.
Écologie : Protection de l’environnement, un enjeu majeur pour le bassin du Congo.
« Nous voulons impulser un nouvel élan pour répondre aux attentes réelles de la population et améliorer durablement le niveau de vie », martèle le candidat lors de ses meetings.
Alors que le pays compte trois nouveaux visages pour ce scrutin, l’ambiance reste, pour l’heure, sereine. En s’aventurant dans des zones parfois isolées des centres administratifs, Destin Gavet tente de transformer son image de « technocrate » en celle d’un leader proche des réalités rurales.
Le 15 mars dira si l’électorat congolais est prêt à confier les clés de la cité à cette nouvelle garde ou s’il privilégiera la continuité historique.


