Le gouvernement béninois a apporté des précisions sur la nouvelle mesure relative à la prise en charge des urgences médicales dans les hôpitaux publics. Face à la presse, le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, et le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, ont expliqué les contours du dispositif destiné à éviter toute interruption des soins en situation d’urgence.
Selon les autorités, une enveloppe initiale d’un milliard de FCFA a été mise à la disposition des formations sanitaires pour constituer des stocks de kits et d’intrants médicaux nécessaires à la prise en charge des cas critiques.
« Le gouvernement a mis ce milliard en place afin d’éviter les ruptures de stock dans les hôpitaux pour les urgences vitales », a indiqué le ministre de la Santé.
Grâce à ce mécanisme, les patients concernés pourront recevoir immédiatement les soins nécessaires sans paiement préalable. Les frais seront régularisés ultérieurement selon les procédures prévues.
Le gouvernement a également insisté sur le caractère universel de la mesure. « Elle est valable pour tout le monde », a affirmé le porte-parole du gouvernement, précisant qu’aucune distinction ne sera faite selon le niveau social, le lieu de résidence ou la situation financière des patients.
Pour Benjamin Hounkpatin, cette réforme repose sur un principe simple : sauver des vies avant toute considération financière. « On vous soigne d’abord, vous paierez après », a-t-il résumé.
L’exécutif assure par ailleurs vouloir inscrire durablement cette politique dans le système de santé national. Wilfried Léandre Houngbédji a indiqué que le gouvernement entend pérenniser ce mécanisme à travers les ajustements budgétaires nécessaires, estimant qu’il s’agit avant tout d’une question de santé publique et de sauvegarde des vies humaines.
Les autorités invitent ainsi les responsables des structures sanitaires à appliquer pleinement cette mesure dans l’intérêt des populations.


