Les personnes soupçonnées d’avoir torturé une jeune femme à Ekpè risquent des sanctions pénales particulièrement sévères, pouvant aller jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle. C’est ce qu’a indiqué l’avocate Me Nadine Dossou Sakponou lors de son passage dans l’émission « L’Entretien Grand Format » sur Bip Radio, le 26 avril 2026.
Selon l’avocate, le Code pénal prévoit des peines de 5 à 10 ans d’emprisonnement, assorties d’amendes allant de 500 000 à 10 millions de francs CFA, lorsque des traitements inhumains et dégradants n’entraînent ni blessures ni incapacité de travail. Toutefois, la qualification des faits peut être alourdie en fonction de leur gravité.
S’appuyant sur les constats effectués par l’Institut national de la femme (INF), Me Dossou Sakponou souligne que la victime présentait des signes inquiétants. « Elle avait des difficultés à bouger les mains, elle avait été ligotée, et cela a occasionné des blessures, notamment à la cheville », a-t-elle précisé.
Dans ces conditions, les faits pourraient être requalifiés, exposant les auteurs présumés à des peines de 10 à 20 ans de réclusion criminelle, conformément aux dispositions du Code pénal.
L’affaire a suscité une vive émotion après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant la victime, une femme d’une trentaine d’années, dénudée, ligotée et suspendue au-dessus d’un feu.
À la suite de cette diffusion, une enquête a été rapidement ouverte et au moins six suspects ont été interpellés. L’Institut national de la femme s’est saisi du dossier et assure la prise en charge de la victime, actuellement hospitalisée au centre de santé de zone de Suru-Léré.


