Le nord du Bénin fait face à une crise logistique majeure. Depuis le 8 avril 2026, l’effondrement du pont reliant Kouarfa à Natitingou a plongé la commune de Toucountouna dans un isolement préoccupant. Véritable colonne vertébrale des échanges locaux, cet ouvrage est désormais hors d’usage, paralysant un axe stratégique du réseau routier.
La disparition de ce trait d’union direct avec Natitingou force les usagers à une gymnastique épuisante. Pour contourner l’obstacle, deux options s’offrent aux populations :
- Le détour par Wabou via le centre de Toucountouna.
- Le trajet via Kotopounga, un itinéraire nettement plus long.
Ces déviations ne sont pas sans conséquences : le temps de trajet explose et les tarifs de transport grimpent en flèche, pesant lourdement sur le budget des ménages et sur la fluidité du commerce des marchandises.
Pour les riverains, ce désastre n’a rien d’une fatalité soudaine. Les signes de faiblesse de l’ouvrage remontaient à l’ère du président Mathieu Kérékou. Malgré des décennies d’alertes sur sa dégradation avancée et plusieurs promesses de réhabilitation restées sans suite, l’infrastructure a fini par céder sous le poids des années et du manque d’entretien.
L’inquiétude est désormais palpable. Avec l’arrivée imminente de la saison des pluies, l’état des pistes de contournement risque de se détériorer rapidement, aggravant l’enclavement de la zone.
Le cri d’alarme des populations : Les habitants interpellent directement les autorités pour une intervention d’urgence. Il ne s’agit plus seulement de réparer un pont, mais de restaurer l’économie locale et de garantir la sécurité des déplacements dans une région déjà éprouvée par les défis infrastructurels.


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