Bénin : La CRIET verrouille la détention de l’ex-député Soumaïla Sounon

Nouveau revers judiciaire pour Soumaïla Sounon Boké. La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rejeté, ce lundi 23 février 2026, la demande de mise en liberté provisoire formulée par les conseils de l’ancien parlementaire.

Malgré l’offensive de la défense qui plaidait pour une comparution libre de leur client, le magistrat instructeur a opposé une fin de non-recevoir. L’ancien élu du parti Les Démocrates reste donc sous mandat de dépôt. Cette décision confirme la volonté de la juridiction spéciale de maintenir les principaux mis en cause à la disposition de la justice durant la phase d’instruction.

Pour rappel, l’interpellation de Soumaïla Sounon Boké remonte au 23 décembre 2025, quelques semaines après la tentative de coup d’État avortée du 7 décembre. L’ex-député est aujourd’hui poursuivi pour des charges graves :
Apologie de crime contre la sûreté de l’État ;
Incitation à la rébellion.
Une instruction qui s’accélère
L’enquête judiciaire suit son cours afin de démêler l’écheveau de cette affaire de mutinerie et de situer les responsabilités individuelles. Si le maintien en détention a été confirmé ce lundi, le Parquet spécial de la CRIET n’a, pour l’heure, communiqué aucune date officielle pour l’ouverture du procès au fond.
En attendant, l’ancien député rejoint sa cellule, alors que le paysage politique béninois reste suspendu aux développements de ce dossier sensible, à l’approche des échéances électorales de 2026.

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