Drame médical à Abomey-Calavi : Une famille réclame 50 millions FCFA après le décès de leur enfant

Le tribunal d’Abomey-Calavi examine actuellement une affaire de négligence médicale présumée qui secoue l’opinion publique. Au cœur du dossier : le décès d’un jeune garçon dans une clinique privée, suivi d’une demande d’indemnisation record de 50 millions de francs CFA déposée par les parents endeuillés.
L’enfant, souffrant d’une crise d’asthme, avait été admis en urgence dans l’établissement. Selon les témoignages recueillis, le personnel soignant s’était montré rassurant, affirmant que l’état du patient était stable. Pourtant, le scénario a basculé au cours de l’hospitalisation.
Les parents pointent du doigt une défaillance technique majeure : une coupure d’électricité générale, aggravée par la panne du groupe électrogène de la clinique. Ce défaut d’énergie aurait interrompu les soins vitaux, précipitant l’issue fatale.
Lors de l’audience, deux récits se sont opposés :
La défense : L’infirmier mis en cause soutient avoir respecté scrupuleusement les protocoles médicaux en vigueur malgré le contexte.
L’accusation : La famille dénonce une légèreté coupable et une prise en charge inadaptée face à la gravité de la pathologie de leur fils.
Au-delà de l’aspect technique, le volet humain de l’affaire indigne particulièrement. Le décès serait survenu dans la matinée, mais la clinique n’aurait informé les parents qu’en fin de journée. Ce silence de plusieurs heures alimente les soupçons de dissimulation et exacerbe la douleur de la famille, qui voit dans ce retard une preuve supplémentaire de dysfonctionnement.
La justice béninoise doit désormais trancher sur les responsabilités civiles et pénales de la clinique. Au-delà des 50 millions de FCFA réclamés pour le préjudice moral et émotionnel, ce procès pose la question cruciale de la sécurité des plateaux techniques dans le secteur médical privé au Bénin.

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