Le dénouement de la finale de la Coupe d’Afrique ne se joue plus sur le terrain, mais dans les bureaux de la Confédération africaine de football (CAF). Initialement prévue dimanche, la réunion cruciale de la Commission de discipline se tiendra finalement ce mardi pour statuer sur les débordements ayant émaillé la rencontre.
C’est à la demande de la Fédération Sénégalaise de Football que le rendez-vous a été décalé de 48 heures. Au-delà de ce report, l’instance africaine a pris une décision radicale pour garantir l’impartialité des débats : le président de la Commission, le Sénégalais Ousmane Kane, a été écarté pour risque de conflit d’intérêts.
Les débats seront donc dirigés par la vice-présidente kényane, Jane Njeri Onyango, épaulée par un panel de quatre experts venus d’Afrique du Sud, d’Égypte, du Tchad et du Niger.
Pour faire la lumière sur les incidents, les membres de la Commission s’appuieront sur une documentation exhaustive. Trois documents clés seront passés au crible :
Le rapport de l’arbitre : Le témoignage écrit de l’officiel central, Jean-Jacques Ndala.
Le rapport du commissaire au match : Les observations détaillées de l’expert égyptien dépêché sur place.
Le volet sécuritaire : Une analyse conjointe produite par les responsables algérien et malgache concernant la gestion de l’ordre public.
L’enjeu est de taille : amendes financières, suspensions de joueurs ou sanctions contre les fédérations nationales sont sur la table. Le monde du football africain retient son souffle en attendant les conclusions de cette session, qui devraient tomber dès la fin des travaux ce mardi soir.


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