Niger : Le gouvernement met fin aux activités de trois sociétés minières et d’une compagnie pétrolière

La junte au pouvoir au Niger a frappé fort ce jeudi, en annulant les concessions de trois entreprises d’extraction aurifère et en refusant de prolonger la licence d’une compagnie pétrolière britannique. Le motif invoqué : le non-respect de leurs obligations contractuelles.

Les trois sociétés minières – Comini, Afrior et Ecomine, dont les concessions datent de 2017 à 2020 – sont accusées de n’avoir pas honoré leurs engagements. Les manquements incluent le paiement des impôts, la soumission de rapports techniques et financiers annuels, et le respect des normes environnementales.

Parallèlement, la demande de prolongation de la licence d’exploration et de forage de la compagnie britannique Savannah Energy, dans le sud-est du pays, a été rejetée. Le gouvernement nigérien reproche à Savannah de ne pas avoir respecté un contrat de partage de production concernant quatre blocs pétroliers. Savannah affirme que ces blocs représentent environ la moitié du bassin d’Agadem Rift, une région majeure de production pétrolière, et qu’elle y a récemment fait une découverte importante.

Depuis le coup d’État de 2023, le gouvernement militaire du Niger, pays riche en uranium, or et pétrole, a clairement affiché sa volonté de réaffirmer sa souveraineté sur ses ressources naturelles. L’année dernière, la junte avait déjà nationalisé la seule mine d’or industrielle en activité, Samira.

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