Sénégal : les supporters graciés par le roi Mohammed VI de retour à Dakar

Les quinze supporters sénégalais encore détenus au Maroc à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 ont retrouvé leur pays dans la nuit du samedi au dimanche. Leur libération intervient après une grâce royale accordée par le roi du Maroc, Mohammed VI, à l’occasion de l’Aïd al-Adha.

Dans un communiqué officiel, le cabinet royal marocain a indiqué que cette mesure de clémence s’inscrivait dans le cadre des liens historiques d’amitié et de fraternité qui unissent le Maroc et le Sénégal, ainsi que dans l’esprit de la fête de l’Aïd.

À leur arrivée à l’aéroport international Blaise-Diagne de Diamniadio, les supporters ont été accueillis par le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, aux côtés de responsables de la Fédération sénégalaise de football. Leur retour met fin à près de quatre mois de détention sur le territoire marocain.

Le chef de l’État sénégalais s’est réjoui de cette issue favorable. « Nous sommes très heureux de les retrouver sur le territoire national », a-t-il déclaré, profitant de l’occasion pour réaffirmer sa fierté envers l’équipe nationale sénégalaise.

Des incidents survenus lors de la finale de la CAN 2025

Les faits remontent au 18 janvier 2025, lors de la finale de la CAN disputée à Rabat. La rencontre, remportée 1-0 par le Sénégal, avait été marquée par de vives tensions en fin de match. Un penalty accordé au Maroc dans les dernières minutes, après l’annulation d’un but sénégalais, avait provoqué de nombreuses contestations.

La situation avait dégénéré avec des tentatives d’intrusion sur la pelouse et des jets de projectiles visant les forces de l’ordre chargées de la sécurité du stade.

Des condamnations pour violences et hooliganisme

À la suite de ces événements, la justice marocaine avait condamné, en février, dix-huit ressortissants sénégalais pour des faits de hooliganisme et de violences à l’encontre des autorités. Les poursuites s’appuyaient notamment sur des images de vidéosurveillance et des rapports médicaux faisant état de blessures parmi les agents de sécurité et les stadiers.

Les peines prononcées variaient entre trois mois et un an de prison. Trois des condamnés avaient déjà retrouvé la liberté en avril après avoir purgé leur peine, tandis que les quinze autres viennent désormais de bénéficier de la grâce royale.

Cette décision met un terme à un dossier qui avait suscité une forte mobilisation des autorités sénégalaises et de nombreux appels en faveur d’une mesure de clémence.

Comments are closed, but trackbacks and pingbacks are open.