Succession d’António Guterres : Macky Sall officiellement en lice pour l’ONU

L’ambition se confirme pour l’ancien président sénégalais. Macky Sall est officiellement candidat au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. Son dossier a été déposé auprès des instances onusiennes, marquant le début d’une bataille diplomatique de haut vol pour succéder à António Guterres à la fin de l’année 2026.

Contrairement aux usages habituels, ce n’est pas le Sénégal qui a porté la candidature, mais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine (UA). Le dossier a été transmis à Annalena Baerbock (présidente de l’Assemblée générale) et à Michael G. Waltz (président du Conseil de sécurité).
Cette démarche souligne une volonté de consensus continental :
Objectif : Renforcer l’influence de l’Afrique dans la gouvernance mondiale.
Contexte : Bien qu’aucune résolution formelle n’ait été actée lors du sommet d’Addis-Abeba en février, le soutien de l’UA place Macky Sall comme le candidat naturel du bloc africain.

Au Sénégal, le gouvernement actuel (Pastef) observe pour l’instant une réserve notable. Si les relations entre Macky Sall et ses successeurs restent complexes, aucune opposition officielle n’a été formulée par Dakar. Dans les couloirs diplomatiques, on estime que le soutien explicite de l’État sénégalais sera, à terme, un levier indispensable pour crédibiliser cette ambition.

Le chemin vers le 38e étage du siège de l’ONU à New York est rigoureusement encadré :
Le filtre du Conseil de sécurité : Macky Sall doit obtenir au moins 9 voix sur 15, sans qu’aucun des membres permanents (P5) n’exerce son droit de veto.
La validation de l’Assemblée générale : Une fois recommandé par le Conseil, le candidat doit être entériné par un vote (souvent par acclamation) de l’Assemblée générale.

Pour l’ancien président sénégalais, le défi sera de convaincre les grandes puissances (États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni) de sa capacité à naviguer dans un contexte géopolitique mondial de plus en plus fragmenté.

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