Le procès du député Soumaïla Sounon Boké, ouvert ce mardi à Cotonou, a connu une première étape procédurale. La juridiction a décidé de renvoyer l’examen du dossier au 24 février 2026, après des échanges entre les parties.
Poursuivi pour « apologie de crime contre la sûreté de l’État » et « incitation à la haine et à la violence », le député a été auditionné par la Criet. La défense a multiplié les observations de procédure, notamment sur les conditions de l’interpellation et le cadre juridique retenu pour sa poursuite. Les avocats ont également demandé la mise en liberté provisoire de leur client, invoquant les garanties de représentation. Le ministère public s’est opposé à cette requête, estimant que les éléments avancés ne suffisaient pas à justifier une remise en liberté. La présidente de la cour a renvoyé le dossier au 24 février 2026, date à laquelle la juridiction devra se prononcer sur la demande de mise en liberté provisoire et poursuivre l’examen du fond de l’affaire.
Rappelons que Soumaïla Sounon Boké avait été interpellé à la suite de la publication du message « c’est la fête », le jour de la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025.


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