Les autorités tunisiennes ont procédé, mardi, au rapatriement de près d’une centaine de migrants originaires d’Afrique subsaharienne dans le cadre d’un programme de retour volontaire mis en place par le gouvernement.
L’opération s’inscrit dans une initiative lancée en juillet 2025 par le ministère tunisien de l’Intérieur. Selon les autorités, ce dispositif vise à accompagner les migrants souhaitant regagner leur pays d’origine, tout en prenant en compte les dimensions humanitaires, sociales, judiciaires et sécuritaires liées à la migration irrégulière.
« Nous sommes à l’aéroport de Tunis-Carthage dans le cadre d’un programme de retour volontaire destiné aux ressortissants d’Afrique subsaharienne. Le président de la République accorde une grande importance à cette initiative », a expliqué Houcem Eddine Jebabli, porte-parole de la Garde nationale tunisienne.
D’après les chiffres officiels, près de 5 000 migrants se sont inscrits à ce programme depuis son lancement. Les autorités soulignent une augmentation progressive du rythme des départs au fil des mois.
Selon le porte-parole de la Garde nationale, le dispositif est passé d’un vol mensuel à ses débuts à plusieurs vols par semaine, avant d’atteindre aujourd’hui une fréquence quasi quotidienne.
Les autorités précisent que ce programme est distinct de celui de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). D’après Houcem Eddine Jebabli, le mécanisme de l’OIM a permis le retour de quelque 27 000 migrants au cours des trois dernières années.
La question migratoire demeure particulièrement sensible en Tunisie depuis les déclarations du président Kaïs Saïed en février 2023. Le chef de l’État avait alors dénoncé ce qu’il qualifiait de menace démographique liée à l’immigration irrégulière subsaharienne, des propos qui avaient suscité de vives réactions et été suivis de plusieurs incidents à caractère raciste à l’encontre de migrants dans le pays.


Comments are closed, but trackbacks and pingbacks are open.