Le vent de l’assainissement continue de souffler sur les forces de l’ordre au Bénin. Deux fonctionnaires de la Police républicaine sont actuellement dans le viseur de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Ils sont soupçonnés d’avoir monnayé la liberté d’un trafiquant de drogue.
L’affaire prend sa source à Abomey-Calavi. Lors d’une opération de routine, un individu est interpellé en possession d’une quantité importante de chanvre indien. Cependant, la procédure légale aurait été court-circuitée :
Le deal présumé : Une somme d’argent aurait été exigée pour stopper les poursuites.
Le montant : Après négociations, le prix de la libération aurait été fixé à 500 000 FCFA.
L’alerte : C’est une enquête interne, déclenchée par la hiérarchie policière, qui a permis de remonter jusqu’aux deux agents.
Les deux policiers ne sont pas seuls dans le box des accusés. Le dossier implique plusieurs profils :
Les policiers : Poursuivis pour escroquerie et abus de fonction.
Les civils : Les présumés trafiquants répondent de détention et cession de stupéfiants.
À la barre, les agents de police adoptent une ligne de défense de dénégation, affirmant n’avoir eu aucun contrôle décisionnel sur la procédure. À l’inverse, l’accusation soutient l’existence d’un pacte corruptif en s’appuyant sur des témoignages concordants et des preuves de traçabilité financière.
L’audience a été suspendue pour permettre de préparer les étapes finales du procès. Le rendez-vous est pris pour le 20 avril 2026, date à laquelle le ministère public prononcera ses réquisitions avant les plaidoiries de la défense.


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