Au Kenya, dans le comté de Makueni, un groupe de femmes âgées de 50 à 80 ans défie les idées reçues en pratiquant régulièrement le football. Réunies au sein du club Maiani Soccer Grannies, elles voient dans ce sport un moyen de préserver leur santé, de renforcer leurs liens sociaux et de profiter pleinement de leur retraite.
Âgée de 56 ans, Peninah Wambua raconte que le football a profondément amélioré son quotidien. Souffrant autrefois de douleurs corporelles et d’hypertension, elle affirme avoir retrouvé une meilleure condition physique depuis qu’elle a rejoint l’équipe en 2026.
« Avant de jouer au football, j’avais mal partout et je ne me sentais pas bien. Aujourd’hui, je n’ai plus ces problèmes de santé. Je peux marcher longtemps et j’espère vivre encore plus longtemps », confie-t-elle.
Pour Juliana Mulandi, 76 ans, présidente du club, cette initiative est née de la volonté d’offrir aux femmes retraitées une activité physique adaptée à leur âge tout en luttant contre l’isolement.
« Nous avons créé ce groupe pour rester actives, améliorer notre santé et réduire notre dépendance aux médicaments. Nous prions, jouons, chantons et rions ensemble. Chaque rencontre nous aide à évacuer le stress et à retrouver le sourire. Aujourd’hui, nous participons même à des tournois avec d’autres équipes de mamies », explique-t-elle.
Les bienfaits d’une activité physique régulière chez les seniors sont confirmés par Mary Kioko, coach spécialisée en bien-être et remise en forme. Selon elle, le sport contribue à améliorer la santé cardiovasculaire, à réduire les risques d’hypertension, de diabète et d’obésité, tout en renforçant les muscles et les os. Il favorise également un meilleur équilibre, une plus grande souplesse et une meilleure mobilité.
Portées par leur passion du ballon rond, les joueuses du Maiani Soccer Grannies nourrissent désormais l’ambition de représenter un jour le Kenya lors de compétitions internationales réservées aux femmes seniors.
Malgré leur détermination, ces footballeuses doivent composer avec d’importantes difficultés financières. Comme de nombreux clubs amateurs du pays, elles manquent de moyens pour financer les équipements, les terrains d’entraînement et les déplacements vers les compétitions. Elles dépendent ainsi largement des contributions personnelles, du soutien de leur communauté et des dons de bienfaiteurs pour poursuivre leur aventure sportive.

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