Les 17 et 18 avril 2026, la cité des Nanto a vibré au rythme d’un hommage solennel. Entre veillée de prières et célébration eucharistique, la communauté diocésaine s’est mobilisée en masse pour accompagner « Iyabédji » vers sa dernière demeure, entourant de toute sa compassion l’Abbé Féliciano TCHABI.
Sylvain A. MARCOS
Une veillée portée par les chœurs
Le parcours vers l’éternité de celle que tous appelaient affectueusement Iyabédji a débuté le vendredi 17 avril. Lors de la veillée de prière, les fidèles se sont rassemblés pour un premier temps de recueillement intense. Cette soirée a été portée par les chants de la chorale Ogo Oluwa, dont les mélodies ont invité l’assistance à la méditation et à la préparation spirituelle avant le grand jour des funérailles.
Un dernier chant avec ses pairs
C’est dans une cathédrale comble que s’est déroulée, le lendemain, la messe de requiem. Un moment d’émotion particulière a traversé l’assemblée : l’animation liturgique était assurée par la chorale Alouwasio.
Plus qu’une simple prestation, il s’agissait d’un hommage de compagnons de route, puisque la défunte était elle-même une membre active de ce groupe. Les voix de ses pairs ont ainsi accompagné son dernier voyage, rendant la célébration à la fois solennelle et profondément personnelle.
« La perte d’une mère est une étape qui touche le cœur de l’Église locale », a rappelé le Père Gildas SAMBIENI, Curé de la cathédrale, lors de son mot de bienvenue.
Une communauté soudée autour de l’Abbé Féliciano TCHABI
La dimension exceptionnelle de ces obsèques tenait aussi au lien filial unissant la défunte à l’Abbé Féliciano TCHABI, actuel vicaire à la Cathédrale Saint Sauveur. Cet élan de solidarité a été magnifié par la présence de Monseigneur Antoine Sabi BIO, Évêque de Natitingou, entouré d’un presbyterium venu nombreux.
Cette mobilisation illustre la fraternité sacerdotale et la reconnaissance de la communauté envers une mère qui a offert un serviteur à l’autel. La liturgie, centrée sur l’espérance chrétienne, a transformé ce deuil en une célébration de vie.
Un héritage de foi
Après l’absoute, le cortège funèbre s’est ébranlé vers le lieu de l’inhumation. Si Léopoldine MONTCHOYE TCHABI repose désormais en paix, son héritage spirituel demeure vivant à travers le ministère de son fils et le souvenir d’une femme de foi.


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