Nigeria : nouvelles frappes conjointes contre l’État islamique, après des enlèvements massifs dans le sud du pays

Le Nigeria et les États-Unis ont annoncé, lundi, avoir mené de nouvelles opérations militaires conjointes contre des combattants de l’État islamique (EI) dans le nord-est nigérian. Cette offensive intervient quelques jours après l’enlèvement de 46 personnes, majoritairement des enfants, dans le sud-ouest du pays.

Selon le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), les frappes aériennes ont été effectuées dimanche dans le cadre de la coopération sécuritaire entre Abuja et Washington.

Deux jours plus tôt, les deux pays avaient déjà annoncé la mort d’Abu-Bilal al-Minuki, présenté comme le numéro deux mondial de l’État islamique et placé sous sanctions américaines depuis 2023.

L’armée nigériane a précisé que cette nouvelle opération s’inscrivait dans la continuité des actions coordonnées visant les groupes djihadistes actifs dans la région instable du nord-est, notamment l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).

Dans un communiqué, le quartier général de la défense nigériane a indiqué que plusieurs frappes aériennes avaient été lancées après la détection de mouvements de combattants terroristes. Ces opérations auraient permis de neutraliser plus de vingt membres présumés de l’EI/ISWAP.

De son côté, l’AFRICOM affirme que les renseignements recueillis ont confirmé la présence de militants de l’État islamique parmi les cibles visées. L’organisation militaire américaine précise également qu’aucun soldat nigérian ou américain n’a été blessé au cours de l’intervention.

Depuis plusieurs années, le Nigeria fait face à une insurrection djihadiste menée notamment par Boko Haram et l’ISWAP, branche régionale affiliée à l’État islamique.

Pendant ce temps, le pays reste confronté à une autre menace sécuritaire : les enlèvements de masse perpétrés par des groupes armés.

L’Association chrétienne du Nigeria (CAN) a annoncé lundi que 46 personnes, en majorité des enfants âgés de 2 à 16 ans, avaient été enlevées lors d’attaques contre trois établissements scolaires dans l’État d’Oyo, au sud-ouest du pays.

Selon Elisha Olukayode Ogundiya, président de la CAN dans cet État, les assaillants ont attaqué simultanément l’école maternelle et primaire baptiste de Yawota ainsi que deux autres établissements situés à Esiele.

La police nigériane a qualifié l’opération d’« attaque coordonnée ». Dans un communiqué publié la semaine dernière, elle a indiqué que des élèves, des étudiants et plusieurs membres du personnel administratif, dont un directeur adjoint, figuraient parmi les personnes enlevées.

À la suite de ces attaques, le Conseil de l’éducation de base universelle de l’État d’Oyo avait ordonné la fermeture temporaire des écoles voisines afin de permettre aux forces de sécurité de sécuriser la zone.

Les autorités locales ont toutefois annoncé la réouverture des établissements scolaires à partir de ce lundi.

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