Dans un entretien accordé à France 24 et RFI, Ousmane Sonko a tenté d’apaiser les tensions apparues avec le président Bassirou Diomaye Faye depuis son départ de la Primature. Désormais président de l’Assemblée nationale, le leader du Pastef reconnaît des divergences politiques, mais assure qu’il n’y aura « pas de déchirure » au sommet de l’État.
Sonko affirme vouloir jouer pleinement son rôle institutionnel sans pour autant fragiliser le pouvoir qu’il a contribué à installer en 2024. Il rappelle que le mandat de Diomaye Faye reste aussi celui du Pastef, tout en avertissant que l’Assemblée nationale n’accordera aucun « chèque à blanc » au gouvernement. Il n’exclut pas d’utiliser les mécanismes constitutionnels, notamment la censure, si certaines décisions vont à l’encontre des intérêts du pays.
L’ancien Premier ministre s’est également prononcé sur plusieurs dossiers sensibles. Sur la dette publique, il appelle à éviter toute solution qui sacrifierait les ambitions de transformation du Sénégal. Concernant les élections locales de 2027, il s’oppose fermement à tout report.
Ousmane Sonko a aussi évoqué la crise à l’Université Cheikh-Anta-Diop, reconnaissant un usage disproportionné de la force lors des violences ayant entraîné la mort d’un étudiant. Sur la question de l’homosexualité, il défend le durcissement de la législation sénégalaise, au nom de la souveraineté nationale.
Enfin, interrogé sur la présidentielle de 2029, Sonko refuse pour l’instant d’annoncer une candidature, tout en restant au centre du jeu politique sénégalais.


Comments are closed, but trackbacks and pingbacks are open.