Théodore Holo, ancien président de la Cour constitutionnelle, n’envisage pas de boycotter le futur Sénat béninois. Il l’a affirmé jeudi lors d’un échange organisé à Cotonou par l’Institut des artisans de justice et de paix.
Face à un public composé d’acteurs juridiques et politiques, il a indiqué qu’il restait libre de sa décision, soulignant qu’aucune disposition ne l’oblige à siéger, tout comme rien ne l’empêche d’y participer s’il le juge nécessaire.
Toutefois, l’ancien haut magistrat a exprimé des réserves sur le fonctionnement de la future institution. Il a prévenu qu’il pourrait s’en retirer si ses principes venaient à être en contradiction avec les pratiques internes du Sénat.
Attaché à son indépendance, Théodore Holo a ainsi laissé entendre que la démission demeurait une option, en cas de désaccord avec l’orientation ou le rôle de la chambre haute.
Institué par la révision constitutionnelle de novembre 2025, le Sénat constitue désormais la seconde chambre du Parlement béninois. Composé de 25 à 30 membres, il est appelé à jouer un rôle de régulation, d’examen des lois et de consolidation de la stabilité institutionnelle.


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