Samuel Akindès, chef du 12ᵉ arrondissement de Cotonou, a été placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Cotonou après sa présentation devant le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), selon plusieurs sources médiatiques.
L’autorité communale avait été interpellée le vendredi 1er mai par la Brigade économique et financière (BEF), avant d’être conduite devant la juridiction spécialisée. Elle est soupçonnée d’abus de fonction, une infraction prévue par le code pénal béninois qui sanctionne l’usage des prérogatives d’une fonction publique à des fins contraires à la loi. À ce stade, les faits précis qui lui sont reprochés n’ont pas été rendus publics. Une information judiciaire devrait permettre d’éclairer davantage le dossier.
Nommé à ce poste le 6 mars 2026 lors de l’installation des autorités communales de la mandature 2026-2033, Samuel Akindès n’aura exercé ses fonctions que pendant environ deux mois avant son interpellation.
Le 12ᵉ arrondissement de Cotonou couvre quatorze quartiers, dont Cadjehoun, Fidjrossè, Cocotier et Fiyeignon, des zones à forte concentration résidentielle et commerciale. Selon les données de l’INSAE de 2013, sa population est estimée à près de 98 000 habitants.
Cette affaire s’inscrit dans une série de dossiers similaires traités récemment par la CRIET. Le même jour, un agent de police a fait l’objet de réquisitions de cinq ans de prison pour des faits présumés d’abus de fonction, tandis qu’en mars, un ancien greffier et son assistant avaient également été poursuivis sous la même qualification.
Créée en 2018, la CRIET est compétente pour connaître des infractions économiques, financières, du terrorisme et de la cybercriminalité sur toute l’étendue du territoire national. Elle siège à Cotonou depuis mars 2024.
Pour l’heure, la mairie de Cotonou, dirigée par le maire Luc Gnacadja depuis février 2026, ne s’est pas encore prononcée sur cette interpellation.


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