Placé en détention provisoire depuis plus de six mois à la maison d’arrêt d’Akpro-Missérété, l’ancien ministre Candide Armand-Marie Azannaï est sorti de son silence à travers une lettre ouverte adressée à la Nation. Dans ce document, il décrit ses conditions de détention, qu’il juge difficiles, et fait part de ses préoccupations quant à sa sécurité.
L’ancien porte-parole du gouvernement affirme être maintenu en isolement permanent, indiquant qu’il passe « vingt-quatre heures sur vingt-quatre » seul dans sa cellule. Il déclare également être privé de promenades régulières et de l’assistance de son médecin, alors qu’il estime son état de santé préoccupant.
Dans sa lettre, Candide Azannaï dénonce également le comportement du régisseur de la prison. Il affirme que ce dernier serait entré à plusieurs reprises dans sa cellule sans prévenir, y compris à des moments relevant de sa vie privée. Il évoque aussi des coupures prolongées d’eau ainsi que les désagréments causés par des travaux ayant entraîné, selon lui, une importante présence de poussière dans sa cellule. Il rapporte qu’à ses protestations, il lui aurait été répondu : « C’est la place qui vous a été réservée. »
L’ancien ministre exprime par ailleurs des inquiétudes concernant sa sécurité physique. Il affirme que, lors de son retour d’une audition devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) le 18 juin 2026, le véhicule chargé de son transfert aurait quitté son itinéraire habituel avant de s’arrêter dans un lieu qu’il juge inhabituel. Il indique ne pas avoir obtenu d’explication de la part des agents qui l’escortaient et dit s’interroger sur les raisons de cet épisode.
Candide Azannaï affirme également que sa cellule ferait l’objet de visites nocturnes inopinées, renforçant, selon lui, son sentiment d’insécurité. Ces déclarations figurent dans une lettre rendue publique sur la page Facebook de son fils.
Dans la conclusion de son message, l’ancien ministre, qui réaffirme son attachement à une « résistance nationale pacifique et non violente », assure n’avoir « jamais eu, n’avoir aujourd’hui et n’avoir aucune intention » de mettre fin à ses jours. Il demande que toute la lumière soit faite si un incident venait à survenir durant sa détention.
À ce stade, les autorités compétentes n’ont pas publiquement réagi aux déclarations contenues dans cette lettre.

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