La ville de Parakou accueille depuis le lundi 4 mai 2026 la deuxième édition du Festival international du cheval, Dum Dweebu, une initiative portée par Benin Maasobu. Installé au village du festival à Bawé, l’événement rassemble déjà de nombreux festivaliers autour de la culture, de la tradition et de la célébration du patrimoine équestre.
Le lancement des activités a été marqué par une foire artisanale mettant en lumière les produits locaux, la gastronomie et les richesses culturelles du Borgou. Depuis le début du festival, le public assiste à diverses animations culturelles, des soirées de musique traditionnelle concouma ainsi qu’à des concerts d’artistes modernes, donnant à cette édition une ambiance à la fois festive et patrimoniale.
Des délégations de cavaliers venues du Nigeria, du Togo et de plusieurs communes du Bénin, notamment Banikoara, Kandi, Gogounou, Bembèrèkè, N’Dali, Pèrèrè, Nikki et Tchaourou, ont déjà rejoint la cité des Kobourou pour prendre part aux différentes activités.
Selon Abdou Djalilou Bio Gounou Dokoto, président de Benin Maasobu, la journée du vendredi 8 mai sera marquée par l’une des principales innovations de cette édition : une campagne de don de sang organisée au village du festival à partir de 8 heures. Cavaliers, griots, festivaliers et populations de Parakou sont invités à participer à cette action citoyenne destinée à soutenir les hôpitaux et les maternités confrontés à des besoins en produits sanguins.
Pour les organisateurs, cette initiative traduit la volonté de faire de Dum Dweebu un festival utile à la communauté, au-delà de la dimension culturelle. À travers ce geste de solidarité, le festival entend promouvoir des valeurs de partage et d’entraide.
La cérémonie officielle de lancement est prévue pour le samedi 9 mai 2026. Elle sera précédée d’une grande caravane équestre réunissant plus de 300 chevaux. Le cortège partira de la place Tabera, située en face de la préfecture de Parakou, pour rejoindre le village du festival.
Tout au long du parcours, les cavaliers béninois, togolais et nigérians porteront des messages de paix, de cohésion sociale et de vivre-ensemble. Autorités administratives, chefs traditionnels, leaders religieux, jeunes et femmes sont attendus à cette célébration qui promet d’être l’un des grands rendez-vous culturels de l’année dans le Borgou.
Le festival s’achèvera le dimanche 10 mai avec les grandes compétitions équestres, point culminant d’une semaine dédiée à la culture, à la fraternité entre les peuples et à la valorisation du cheval comme symbole d’unité.


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