Le lycée moderne de Dékoa, dans la préfecture de la Kémo en République centrafricaine, est plongé dans la stupeur après les violences survenues le 14 avril 2026. Trois élèves ont perdu la vie et plusieurs autres ont été blessés, entraînant la suspension immédiate des cours.
Selon les informations disponibles, les incidents ont éclaté à la suite d’un mouvement de protestation des élèves. À l’origine de la colère : la publication d’une liste contestée des bénéficiaires de bourses du projet Maïngo, jugée « fictive » par les manifestants. Ces derniers dénonçaient des irrégularités et exigeaient plus de transparence dans l’attribution de ces aides scolaires.
La situation a rapidement dégénéré en affrontements, dont le bilan provisoire fait état de trois morts et de plusieurs blessés, pris en charge dans les structures sanitaires de la localité.
Ce drame a suscité une vive émotion à Dékoa. Parents, enseignants et autorités locales expriment leur consternation face à la perte de jeunes vies dans un cadre scolaire. Plusieurs appels au calme ont été lancés afin d’éviter une escalade de la violence.
En réaction, les autorités administratives et éducatives ont décidé de suspendre temporairement les activités pédagogiques. Une enquête devrait être ouverte pour établir les responsabilités et faire toute la lumière sur les circonstances des faits, notamment les accusations liées à la gestion des bourses.
Au-delà de l’émotion, cet événement relance les interrogations sur la transparence dans la gestion des aides scolaires et la nécessité de renforcer la confiance au sein du système éducatif. La communauté éducative de Dékoa reste, pour l’heure, sous le choc.


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